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Martin Hirsch ou « la communication sincère et motivante »

Groupes de suivi, discussions, voire confrontations pour faire évoluer les propositions : le Haut commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse Martin Hirsch porte haut et fort les méthodes de concertation : « car on ne peut pas aider les gens malgré eux, ou sans eux ».

Partant du principe que la plupart des politiques proposent des réformes qui ne sont pas discutées en amont et donc souvent chahutées, voire refusées, Martin Hirsch a fait de la concertation, sa méthode, sa ligne d’action. Et il indique les arguments, souvent portés par les professionnels, qui lui sont rétorqués : les gens sont fragiles, on va les déstabiliser ; ils ne sont pas représentatifs ; ils sont revendicatifs ; ils vont être manipulés… Martin Hirsch balaie ces obstacles d’un revers de main en affirmant que « la meilleure façon de les vaincre, c’est de passer à l’action ». Il explique alors avec gourmandise ses rencontres avec des centaines de groupes de personnes lors de l’élaboration du Revenu de solidarité active (RSA). Il s’est appuyé sur les conseils généraux pour inviter des membres d’associations, des allocataires du RMI, des personnes volontaires ou tirées au sort… et a érigé sa méthode, en argument irréfutable pour défendre la mise en place du RSA. Tout comme de ses différentes autres mesures d‘ailleurs : « pas une qui n’ait été influencée par une discussion ouverte ! ». Pourrait-on alors assimiler le RSA à un produit bien ficelé et travaillé en marketing avec des focus groups par exemple ? Première réponse du Haut commissaire : « La concertation, c’est prendre des gens qui ne sont pas d‘accord et arriver à une solution qui soit ni celle des uns, ni celle des autres. » Deuxième réponse : « Quand on fait de la concertation, c’est qu’on est prêt à ce que le point d’arrivée, ne soit pas celui du départ ». Dont acte.

Tentons alors une autre question : est-ce que le RSA, et donc Martin Hircsh, serait un élément de communication dans une stratégie gouvernementale ? La réponse est : oui ! Mais il ne faut pas le résumer à cela : « Le RSA ne va pas faire des miracles, mais il aide des gens à vivre mieux, à retrouver un emploi, à boucler leur fins de mois ». Martin Hirsch est tenant d’une communication sincère et motivante, selon ses propres mots. La fin justifierait-elle les moyens ? Là, la réponse est : non ! Elle est plutôt dans l‘action : « mon métier consiste à faire avancer ce que je crois honnêtement et efficacement ». Action et efficacité, deux termes au cœur de la communication et de l’action publique

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